lundi, juillet 22, 2024
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    SEEG : des délestages qui n’en finissent jamais et des solutions qui tardent à venir

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    Si dans un communiqué diffusé le 17 février dernier, la Société gabonaise de l’énergie et des eaux (SEEG) informait ses clients d’une panne du système au Grand Libreville en raison des intempéries entraînant des délestages destinés à protéger les équipements pendant cette longue saison des pluies, force est de constater que même sans celles-ci, ces délestages persistent. Une situation qui interpelle les autorités quant à la capacité de cette société à trouver des solutions idoines. 

    Responsable de l’approvisionnement en électricité sur toute l’étendue du territoire national, la SEEG a récemment alerté les habitants du Grand Libreville sur la possibilité d’un délestage du réseau en cas d’aggravation des intempéries. Entre canicule et fortes pluies, la société dirigée par Jöel Lehman Sandoungout a ainsi indiqué qu’en cas d’intempéries elle mettrait ses équipements de production et de distribution d’électricité en arrêt momentanée. Une situation étrange. 

    En effet, seule et unique entité dédiée à ce marché, la SEEG explique donc à sa clientèle qui paie d’ailleurs de plus en plus chère ses services, qu’en cas d’intempéries elle n’aura pas accès aux dits services et continuera toute de même à payer dans un pays qui traverse l’une des canicules les plus importantes de ces dernières années et qui a d’ailleurs conduit les autorités, notamment le ministère de la Santé, à inviter les populations à prendre des mesures d’atténuation. 

    Dans l’émission “Les Grands Dossiers”, diffusée sur Gabon 1ère le 18 février dernier, l’ordre du jour annonçait les couleurs de discussions âpres entre journalistes et invités. Au menu, l’eau et l’électricité, de la bénédiction au luxe ; le paradoxe d’une pluviométrie pour une faible satisfaction ; la surfacturation ; les coupures d’électricité et les baisses de tension ; enfin l’entretien du réseau et de la qualité de l’eau. Le ministre de l’énergie et des ressources hydrauliques, Jeannot Kalima a reconnu l’existence de nombreux problèmes dans le secteur. S’il a admis la responsabilité de l’Etat dans dans ce désastre, pour l’heure, aucune solution concrète n’est proposée aux Gabonais.

    Affichant des dépenses en personnel de près de 50 milliards de fcfa pour des investissements en berne ces dernières années, en dépit du fait que la logique aurait invité ces responsables à privilégier le chemin inverse, la SEEG agit donc avec le plus grand des mépris vis-à-vis de ses usagers, au nez et à la barbe du gouvernement qui semble impuissant. A l’heure de la transition et de la restauration, il conviendrait pour les autorités, de revoir cette copie avant que la situation ne s’envenime. 

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